Edition 2007

Programme du Festival Culturel International du Malouf

1ère édition - Skikda 2007

 













Accueil

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sous le haut patronage du Président de République son excelence Abdelaziz BOUTEFLIKA, et sous l'égide de Madame Khalida TOUMI Ministre de la Culture et de Monsieur Tahar MELIZI, Wali de la Wilaya de Skikda, s'est tenue la première édition du Festival Culturel International du Malouf.

Le théâtre municipal s'est avéré trop exigu pour accueillir le nombreux public, venu assister aux différents concerts donnés à cette occasion.

Nous garderons tous en mémoire la prestation majestueuse des syriens, des turcs, des tunisiens, des libyens et des espagnols.

Les ensembles algériens et à leur tête l'Orchestre National de Musique Andalouse ont fait montre de beaucoup de générosité. Ils ont gratifié l'assistance de spectacles riches et variés.

Nos musiciens et interprètes ont saisi cette opportunité pour s'exprimer avec beaucoup de panache et de talent.

L'orchestre régional de Constantine a eu le privilège de se produire en ouverture du festival.

Il a montré de réelles potentialités techniques. Il s'est distingué par sa cohésion, son efficacité et le sérieux de son travail.

L'orchestre national de musique andalouse, sous la direction de son chef d'orchestre Monsieur Rachid GUERBAS a eu l'honneur de clôturer le festival.

Cet ensemble a acquis plus de maturité, ses musiciens talentueux ont montré plus d'application dans l'interprétation des œuvres choisies, d'ailleurs le passage d'une école à une autre a été très subtil, sans heurt, avec beaucoup d'aisance et de finesse.

Quant aux Skikdis, leur ensemble Malouf est très prometteur. Il a réuni les ténors de la ville, il n'a nullement déçu, bien au contraire, sa  prestation n'avait rien à envier aux autres orchestres de plus grande envergure.

Nous espérons le voir persévérer dans cette voie. Car il est sur le chemin du succès, et de la reconnaissance par ses pairs.

Les associations, Andaloucia, Wafa de Constantine et Errachidia  de Mascara, toutes lauréates

du Festival Culturel du Malouf de Constantine ont confirmé. Les prestations de Souahel de Annaba, El Anasser de Miliana et El Inchirah d'Alger ont été d'un excellent niveau.

Beihdja RAHAL, Abderachid SEGUENI de Constantine n'ont pas démérité. Ils ont été longuement ovationnés par le nombreux public, venu les encourager.                                             

      

THEME

Pour cette première édition, un thème a été retenu, celui de "références patrimoniales et tendances actuelles" ou encore "entre mémoire et perspectives d'avenir".

Une problématique qui se pose avec acuité aujourd'hui. Il est souvent difficile de faire le bon choix, de tenter de répondre à des interrogations somme toutes légitimes.

Doit on rester prisonnier d'une tradition séculaire, solidement établie avec ses règles et  ses protagonistes convaincus ou alors, s'ouvrir, et partir à la découverte d'autres horizons, parler un langage musical plus adapté aux exigences de l'heure, plus universel, se faire donc comprendre, tout en respectant nos spécificités, notre authenticité, notre identité.

 DATE DU FESTIVAL :

Le festival s'est étalé sur huit  jours, du 20 au 27 juillet 2007.

COMMENTAIRES : 

Les dates ont été choisies pour plusieurs raisons.

-Le Festival Culturel International du Malouf devait impérativement succéder à un festival national du même genre plus particulièrement celui de Constantine, qui s'est déroulé du 04 au 11 juillet 2007.

Ainsi les premiers lauréats pouvaient participer d'office au festival international.

- Il a été tenu compte également de la disponibilité des différentes troupes invitées, surtout celles des pays amis. 

- Cela a coïncidé avec la période des vacances scolaires. Ce qui a largement facilité la participation des élèves des différentes associations retenues.

- Par ailleurs, Skikda ville côtière et balnéaire par excellence, connaît une certaine animation en période estivale.   

 LIEUX DE DEROULEMENT DES FESTIVITES

Le théâtre municipal de Skikda a été choisi pour abriter les différentes activités de cette première édition, vu sa situation stratégique (centre ville).

Il nous a semblé judicieux de mettre en valeur ce joyau architectural, disposant d'une formidable acoustique, doté d'une climatisation centrale, indispensable pour la période choisie, pouvant contenir plus de cinq cents (500) places assises avec toutes les servitudes d'un grand théâtre (halls spacieux, salles d'eau à tous les niveaux, loges confortables pour les artistes et une enceinte parfaitement sécurisée). Il est vrai qu'au départ, tout le monde était septique, vu l'état dans lequel se trouvait l'édifice. Mais grâce aux efforts déployés par la mairie, la wilaya de Skikda et tous les intervenants (agents de la municipalité, cadres et fonctionnaires de la direction de la culture, les agents du théâtre) son aspect a complètement changé, pour laisser place à un théâtre, fin prêt à recevoir ses invités.

Il faut signaler que tous les concerts se sont déroulés à partir de 20h30mn. En plus, la salle a servi à toutes les activités pédagogiques (conférences, et tables rondes), les après midi à partir de 15h, alors que les halls ont permis aux différents exposants de mettre en valeur leurs œuvres respectives.

LIEU D'HEBERGEMENT

L'hôtel Essalem de Skikda, établissement étatique, a été retenu pour héberger l'ensemble des participants, compte-tenu de sa proximité du centre ville.

Le personnel de l'hôtel et son directeur n'ont pas ménagé leurs efforts pour rendre plus agréable le séjour des invités.

Le comité d’organisation a veillé pour qu’un minimum de confort soit assuré.

PROGRAMME DU FESTIVAL :

Date

Concerts de musique

Théâtre municipal de Skikda.

20h

Conférences

 

Master class

 

 

20/07/007

- Orchestre régional du Malouf;

- Orchestre de l'institut supérieur de musique de Tunis.

 

Monsieur SAADAOUI  Mohamed

Violon Alto

Monsieur Djamel BENSAMMAR.

.

 

21/07/007

- Association El Anasser (Miliana);

- Le chanteur Abderrachid SEGUENI.

Monsieur GUOUJA Zouhir, de Tunis.

 

22/07/007

- Association Errachidia (Mascara);

- Orchestre ORANINA (Syrie).

Monsieur Mohamed Qadri DALAL et Madame Eugeni APILIAN (Syrie).

Ud arbi (luth)

Monsieur Mohamed Tahar BESTANDJI

 

 

23/07/007

- Ensemble Andaloucia (Constatine);

- Halil KARADUMAN et son orchestre (Turquie).

Monsieur Mohamed SAADAOUI.

 

 

24/07/007

- Ensemble du Malouf de Skikda;

- Beihdja RAHAL et son ensemble.

 

 

 

25/07/2007

- Association El Wafa (Constantine);

- Eduardo PANIAGUA et son ensemble (Espagne).

Monsieur Eduardo PANIAGUA (Espagne)

Qanun

Monsieur Halil KARADUMAN (Turquie).

 

26/07/007

- Association Essaouahel (Annaba);

- Association Inchirah (Alger).

 

 

 

27/07/007

- Ensemble National de Musique Adalouse;

- Orchestre KANIS (Libye). 

Monsieur Abdalla SEBAI (Libye)

 

Thème des conférences : Références patrimoniales et tendances actuelles;

                                         Entre mémoire et perspectives d'avenir.

 

TROUPES PARTICIPANTES

PAYS INVITES :

Le comité d'organisation s'est proposé d'inviter les pays suivants :

 ·        TUNISIE

 Le groupe de Malouf est constitué de jeunes musiciens et chercheurs de l’institut supérieur de musique de Tunis. Tous mélomanes et passionnés par cet art musical ancestral, à la fois, andalou, arabo-musulman et surtout  maghrebin, le groupe comporte douze musiciens, chanteurs, choristes et instrumentistes (violon, alto, violoncelle, ûd arbi ou tûnsi, ney, qanoun, percussions). Ces jeunes artistes, en pleine effervescence, proposent un spectacle traditionnel de Malouf, dans lequel s’intercalent des pièces instrumentales et chantées des diverses « Nûba ». 

Sirine BEN MOUSSA - Nesreddine CHALBI - Lotfi SOUA - Rachid TNAZEFTI –

Firas BEN SLIMANE - Amine SAAYED - Sofiane ZEIDI - Qays ZARROUK –

Kamel TADHOUTI - Lamied RHAIEM - Maroune DHAOUI - Mohamed GHRBI, Directeur artistique et conférencier Zohir GOUJA.

 ·        LIBYE

Depuis sa création en 1994 par le cheikh « KANIS »de son vrai nom Mohamed Abou Bakr Toua. L’ensemble « KANIS »est resté fidèle à la tradition du Malouf libyen, la Qasida et les genres apparentés.

KANIS se produit régulièrement sur les scènes nationales et internationales, et surtout dans les pays du Maghreb, où il reçoit plusieurs distinctions.

Il compte également à son actif plusieurs enregistrements de haute facture.

Fort de ses six musiciens de valeur et de cinq choristes, KANIS nous fera très certainement vivre des moments d’émotion intense où se mêleront dans une symbiose parfaite le sacré et le profane. 

Ali Abdessalam ABDOULLAH Kanoune - Abella AMER S. BOURDA Nagy

Nasser Salem GASEMAGHA Violon - Nasser Hadji BENDJABER Violoncelle

Abouelkacem S. MOHAMED Tabla - Habib S. MOHAMED Duff

Mohamed ELMOKHTAR LADJILI Choeur - Khaled Mohamed HADDOUB Choeur

Bahloul Saïd ABOUARGOUB Choeur - Khaled Abdellah ESWAYAH Choeur

Ali Mostafa ABOUDJRAD Choeur–

Abdellah Mohktar SABAI Directeur artistique et conférencier. 

·        ESPAGNE

 Eduardo PANIAGUA et son ensemble 

Eduardo PANIAGUA est né à Madrid en 1952. Très jeune, il s’intéresse à la musique et enregistre à 16 ans ses premiers  disques avec le groupe espagnol Atrium Musicae. Plus tard il crée un autre groupe du nom Calamus y Hoquetus.

Attiré, plutôt fasciné par la musique médiévale de l’Espagne et la musique Arabo-andalouse, Eduardo PANIAGUA décide de s’y consacrer et s’y spécialiser carrément en 1994. Il fonde l’ensemble Musica Antigua d’Ibn BAJA qu’il codirige avec son ami marocain Omar MITIOUI, et s’y investit totalement, allant jusqu'à créer sa propre maison d’édition pour promouvoir toutes ces musiques originales et inédites. Toutes ses œuvres, recevront un accueil favorable, des critiques nationales et internationales.

L’académie de la musique classique espagnole lui décernera à trois reprises le 1er  prix du meilleur musicien en 1997, 2000 et 2004.

Eduardo et son orchestre joueront pour nous un concert intitulé Puentes Sobre El Mediteranéo. C’est un spectacle vivant, rythmé, mettant en avant le talent et la virtuosité des quatre musiciens qui le composent, jetant une passerelle naturelle entre les deux rives de la méditerranée, qui ont un patrimoine fabuleux à partager. 

Eduardo PANIAGUA : Qanun, flûte et Nai ;

Wafir SHEIKH : Ud Arbi et derbouka ;

Cesar CARAZO : canto y Fidula ;

Jaime MUNOZ : Kaval, ajabeba, y gaita ;

David MAYORAL : cantara, darbuga, panderos, tar y coro   

·        TURQUIE 

Ensemble turc de Halil KARADUMAN

Halil KARADUMAN est un musicien compositeur turc de haut niveau. Son compagnon fidèle est  incontestablement le "Kanun". Il  représente la pièce maîtresse des orchestres orientaux et turcs, en particulier.

Halil KARADUMAN compose dans le style classique ottoman et soufi, mais reste attentif à l’évolution actuelle. Il essaie d’adapter certaines pièces de sa musique à la modernité.

L’orchestre Halil KARADUMAN, invité, nous donnera un aperçu de l’état actuel de la musique classique qu’on appelle également « Sanat ». 

Funda OGUS - Halil KARADUMAN - Necati CELIK - Fatih OVALI - Arif ERDEBIL - Metin URAS.  

·        SYRIE 

Ensemble "Oranina d'Alep"

Skikda accueillera les magnifiques représentants de la musique d’Alep et de sa poésie chantée (Mowachahat, Qaçid, kudud)

Conduit par Mohamed Qadri DALAL, l’ensemble « Oranina » fondé en 1993, regroupe sept  musiciens, fins connaisseurs de la tradition modale de la musique arabe, et quatre solistes très connus sur la place d’Alep. 

Mohamed Qadri DALAL : luth et chef d’orchestre -Eugeni APILIAN : Conseillère technique - Ghassan AMOURI ; Kanûn - Mohamed CHIHANE (Amer Juua) : flûte -

Abdubassat ELBAKR : violon - Youssef ALAJATI : violon - Mohamed BACHAR CHERIF : violoncelle - Mohamed CHAGHLE: derbouka - Hossam ALDIN AJIN ; choriste - Fakhir MODALAL : choriste - Ahmed Tahhan: choriste - Mohamed KHAYATA : choriste.   

 COMMENTAIRES :

Les pays voisins du Maghreb ont tout le temps partagé avec nous ce fabuleux patrimoine, connu sous le vocable de Malouf.

La Syrie, pays ami arabe par où l'aventure du Mouwachah et du Zedjel a débuté.

L'Espagne pour un ressourcement historique d 'El Andalous ancestral.

Et enfin la Turquie où l'influence ottomane et son apport indéniable à notre musique.

Par ailleurs, notre première édition s'est tenue dans un contexte particulier, celui d'Alger Capitale Arabe de la Culture.

Les troupes internationales participantes ont contribué à élever le niveau du festival.

Tous les musiciens et "Mounchidines" étaient issus de grands instituts de musique de leurs pays respectifs.

Nos musiciens et chanteurs ont profité de leur présence pour parfaire leur connaissance, élever le niveau des débats et échanger avec leurs homologues étrangers, des idées et concepts musicaux enrichissants.

Nous avons été impressionnés par le professionnalisme des musiciens étrangers, leur comportement exemplaire, leur discipline sur scène, au moment des concerts, de la balance et à l'hôtel.

Leur performance sur scène a été hautement appréciée par le public Skikdi, qui n'a pas été avare d'encouragements, manifestés par des applaudissements nourris et soutenus durant tous les concerts.

Le théâtre de Skikda s'est avéré, pour l'occasion, trop exiguë pour contenir les nombreux spectateurs venus assister aux différentes soirées.

Le comité d'organisation a été agréablement surpris par l'engouement inattendu du public Skikdi qui s'est avéré fin connaisseur et grand consommateur d'art et de culture. 

Pour la prochaine édition, il serait souhaitable de choisir un lieu plus à même de répondre à une demande aussi forte du public Nous pensons au théâtre romain, qui est en pleine réfection, capable de contenir plus de (3000) trois mille places. 

TROUPES NATIONALES

 Orchestre Andaloucia de Constantine

Andaloucia est un ensemble de musique andalouse, crée en avril 2004, par de jeunes musiciens de talent,  très connus sur la place de Constantine.

Son objectif est de revisiter la nouba classique constantinoise pour lui redonner ses lettres de noblesse, de l’élever au rang de  musique savante, et de partir à la découverte d’autres horizons musicaux proches de nous. 

Djamel BENSAMAR : violon alto - Mohamed BENTABET DORBANI : violon alto -

Mourad OUCHEN : violon alto - Mohamed Tahar BESTANDJI : luth arbi -

Kadour KHEROUATOU : luth arbi - Mohamed Cherif BENRACHI : luth arbi

Mohamed Tahar AYACHI : flute - Rabah CHAÏM : derbouka - Abdelmadjid MEKKI : tar

Hichem DEHILI : naghrat - Slimane KHEROUATOU : piano - Abdelkrim ZERIZER : mandoline - Redha ARFA : violoncelle–

Mohamed Saïd ZEROUALA : Directeur Artistique et Président.

Madame Beihdja RAHAL et son ensemble. 

Madame Beihdja RAHAL est née en juillet 1962 à Alger, dans une famille où la pratique de la musique arabo-andalouse était chose courante. Elle a donc été imprégnée dès son jeune âge par les arcanes de cet art. Ce qui l'encouragea à étudier le chant avec le grand maître Mohamed KHAZNADJI. Elle a appris par la suite le luth Arbi, dit kuithra, instrument de base de l’orchestre arabo-andalou . Elle a fait son apprentissage musical au sein des associations les plus prestigieuses. De 1982 à 1986 elle bénéficie de l’enseignement de l’Association Artistique et Culturelle El-Fakhardjia, puis en 1986 elle ira se perfectionner auprès des membres de l’Association Musicale Es-Sendoussia. Tout ceci ne l’empêche pas de mener parallèlement des études de biologie. 

En septembre 1992, Beihdja RAHAL s’installe en France. Deux ans plus tard, elle fonde son ensemble de musique andalouse. Fidèle à la tradition, elle s'attache à vulgariser son art en étant vraie, authentique, sincère dans son interprétation.  Beihdja RAHAL avec son répertoire extrêmement riche et varié, est considérée,  à juste titre, comme "LA DIVA DE LA NOUBA ALGERIENNE".

Mourad TALEB - Khaled GHAZI - Amine BELOUNI - Nadji HAMMA - Djamel KEBLADJ - Lhadi BOUKOURA. 

L'association culturelle El Anasser 

L’association culturelle El Anasser a vu le jour en juin 2001. Elle se distingue par son approche méthodologique académique et l’ouverture sur d‘autres musiques qui ont partagé une histoire commune avec la musique traditionnelle savante algérienne, la musique classique arabe, turque, et maghrébine. 

SADAOUI Selma : luth arbi - Ali OUSSALAH : violoncelle - SADAOUI Kacim : violon -

ACHROUH Redwane : derbouka - ACHROUH Abdellah : tambourin - BENCHARIF Madjda : violon - BENCHARIF Abderouf : luth turc - AZAZ Belwani Ilham : violon alto - AZAÏZIA Farah : violon - KHELIA Maya : violon alto - MOULOUA Cherif : baqlawa - DJELLAB Zakoui : luth iraki - BENBLIDIA Yasmina : kwitier - SAADAOUI Badra : accompagnatrice –

SAADAOUI Mohamed : Chef d’Orchestre   

 

Ensemble national algérien de musique andalouse

L’Ensemble National Algérien de Musique réunit en son sein des musiciens issus des trois ensembles régionaux désireux de tenter l’expérience de se détacher du dogmatisme de l’assimilation rigoriste d’un seul modèle de référence. L’ENMA ne se limitera pas donc pas à un seul style régional créant ainsi (ou renouant avec) les passerelles naturelles entre les trois écoles pour redonner à la Nawba algérienne ses lettres de noblesse sur la base des recherches scientifiques basées sur la cohérence des enchaînements rythmiques.

Il ne s’agit pas d’une expérience superficielle de musiciens jouant les uns à coté des autres, mais du prolongement du travail unique et méticuleux de recherche entrepris par M. GUERBAS et l’Ensemble Albaycin et qui porte aussi bien sur les rythmes que sur les mélodies, transcendant les différentes « écoles » afin de dégager cette musique des habitudes, des tics, des raideurs et des replis sur soi qui l’empêchent de retrouver sa place dans le patrimoine musical universel. 

BABA AMMI Farah Ud - BELLIZIM Merièm violon - BENCHOUBANE Hacène Snitra

BENZEMRA Abdelmadjid alto - BOUKREDRA Samir alto - BOUKREDRA Abdelbaki Jawaq - BOUTRICHE Karim Derbouka - BOUTRICHE Mohamed Ud - EL ROBRINI Abdeljalil violon -  HAMMAS Yacine alto -

IBDOUZENE Amel Kwitra - KACIMI Talal Chaker Kwitra - HANNACHI tewfik Alto

BOUHAOUALA Riad Naqqarat - KORSO TLEMCENI Djawad Ud - MEGHOUACHE Nacer Ud - EKDAD Zerrouk alto - MESBAHI Mohamed Ud - NASRI Nesrine snira

TCHAMBAZ Achour Ud - TEBIB Fouad Tar - GUERBAS Rachid, Rebab, Direction.      

 

Abdelrachid SEGUENI et son ensemble 

Orchestre régional de l'Est

Orchestre de Skikda  

Orchestre Saouahel de Annaba   

Ensemble El Inchirah d'Alger  

Ensemble Errachidia de Mascara

Ensemble El Wafa de Constantine 

COMMENTAIRES :

L'orchestre régional de Constantine a eu le privilège de se produire en ouverture du festival.

Il a montré de réelles potentialités techniques. Il s'est distingué par sa cohésion, son efficacité et le sérieux de son travail.

L'orchestre national de musique andalouse, sous la direction de son chef d'orchestre Monsieur Rachid GUERBAS a eu l'honneur de clôturer le festival.

Cet ensemble a acquis plus de maturité, ses musiciens talentueux ont montré plus d'application dans l'interprétation des œuvres choisies, d'ailleurs le passage d'une école à une autre a été très subtil, sans heurt, avec beaucoup d'aisance et de finesse.

Quant aux Skikdis, leur ensemble Malouf est très prometteur. Il a réuni les ténors de la ville, il n'a nullement déçu, bien au contraire, sa  prestation n'avait rien à envier aux autres orchestres de plus grande envergure.

Nous espérons qu'il va persévérer dans cette voie. Car il est sur le chemin du succès, et de la reconnaissance par ses pairs.

L'association Andaloucia de Constantine, et Errachidia  de Mascara, toutes deux lauréates du festival culturel du malouf de Constantine ont confirmé. Leur prestation a été d'un excellent niveau.

Le 3ème lauréat Maqam s'est abstenu de participer.

El Inchirah d'Alger, Beihdja RAHAL, Abderachid SEGUENI de Constantine   l'association Souahel d'Annaba et l'association El Anasser de Miliana n'ont pas démérité.

Ils ont été longuement ovationnés par le nombreux public, venu les encourager.

A/Master class

B/Conférences

C/Expositions

 

A/MASTER-CLASS

Durant le festival, des ateliers ont été programmés.

Il s’agit du luth arbi, pratiquement utilisé dans Constantine et sa région, le violon qui a remplacé le Rebab pour son entrain et son esthétique et enfin le Kanun absent dans nombre d'ensembles et d'associations.

QANUN :

L’atelier du Kanun a été confié à un spécialiste turc, l'un des meilleurs dans sa spécialité. Khalil KARADUMAN, chanteur interprète et musicien, a durant 03 jours, dispensé aux élèves de différentes associations, un enseignement de qualité.

Un livre de méthodologie et un CD ROM ont été mis à la disposition des intéressés pour en faciliter l'apprentissage.

Participants au stage :

Un enseignant de l'association Bestandjia de Constantine.

Un élève de Mascara (Erachidia).

Un élève d'Andaloucia de Constantine.

Un enseignant de Miliana.

Des cadres de l'association El fen El Acil et Gharnata de Koléa .

LUTH ARBI :

L'atelier a été assuré par Monsieur BESTANDJI, musicien très connu sur la place de Constantine. Bercé par le Malouf depuis son jeune âge, il a eu la chance d'avoir comme grands parents, les Abdelkrim et Ahmed BESTANDJI, deus grands maîtres et précurseurs de la musique constantinoise. Grâce à leur travail, le Malouf et tous les genres apparentés ont recouvré leurs lettres de noblesse.

A cet atelier ont pris part différents élèves d'associations et des musiciens professionnels confirmés étrangers.

VIOLON ALTO :

Djamel BENSAMMAR a encadré des jeunes de Tunisie, d'Alger, de Mascara, de Koléa et de Skikda durant deux jours pleins.

 COMMENTAIRES :

Les ateliers programmés ont eu un succès retentissant auprès des participants

Il serait souhaitable qu’un plus grand nombre d’élèves puissent en profiter.

B/ CONFERENCES :

Le Malouf "entre mémoire et perspectives d'avenir" tel est le thème choisi pour cette première édition.

Cela a été la grande préoccupation de l'heure. Tous les participants à ce festival étaient unanimes pour dire que notre musique doit évoluer en respectant bien-sur ses spécificités et son authenticité.

Toutes les interventions tournaient autour d’une nécessaire formation théorique et pratique des élèves, de leur ouverture sur d'autres musiques, de leur passage obligatoire par des instituts nationaux, seuls garants pour élever le niveau de nos musiciens.

Par ailleurs, l'encadrement technique des différentes associations doit être amélioré, en encourageant ce genre de débat et en multipliant de telles rencontres.

La recherche, les publications  et l'apprentissage du langage universel de la musique, permettront à coup sûr de mieux dialoguer et d'être compris par tous.

Monsieur Quadri DALAL et Madame Eugénie ABELLIAN de Syrie, ont parlé du chant liturgique chez les chrétiens et les musulmans et de l'évolution de la musique arabe.

 

Monsieur Eduardo PANIAGUA a retracé l'histoire de la musique "d'El Andalous", avec l'arrivée de ZYRIAB. En spécialiste de musique médiévale européenne et de musique andalouse, il parlera longuement de l’évolution instrumentale à travers les différentes époques.

Docteur SAÄDAOUI Mohamed de Miliana, quant à lui, a essayé durant  son intervention de montrer les différences et les similitudes entre le Basraf turc et le Basraf Constantinois.  

 Monsieur Abdallah SEBAI de Libye, après un bref rappel du patrimoine libyen, a parlé de sa propre expérience et ses tentatives d'harmoniser quelques œuvres qu'il a soumis volontiers à l'appréciation générale.

 

 Monsieur Zoheïr GOUJA, chercheur ethno-antropo-musicologue, pense qu'il n'y a aucun conflit entre musique traditionnelle et musique moderne. L'une complète l'autre.

Elles se placent toutes deux sur la même ligne de continuité dans notre culture.

La musique traditionnelle est notre héritage. La musique moderne est celle des générations à venir. Chacune marque à sa manière, son passage dans notre civilisation. 

L’intitulé de la communication est : « musique de Tunisie, traditions et modernité ». Des approches anthropo-musicales pour une redéfinition plus fondée du patrimoine musical tunisien, riche et diversifié.  

COMMENTAIRES :

Les différentes conférences, données par de grands spécialistes, ont été suivies

Par un public averti. Des sujets très pointus ont été débattus.

Des débats très intéressants ont eu lieu entre conservateurs et réformistes,

Auxquels ont pris part les participants au festival et des mélomanes de la ville de Skikda. 

C/EXPOSITIONS :

Les halls de théâtre municipal ont permis à cinq  exposants de mettre en valeur leurs œuvres respectives. 

Driss AMINE KHODJA, maître dinandier de la ville de Constantine, a exposé des ustensiles en cuivre, utilisés au quotidien par les habitants de la région constantinoise (ustensiles de bain, de cuisine, pour la célébration des fêtes et cérémonies et autres pièces d'ornements, bougeoirs, miroirs…etc.).

Son stand a attiré beaucoup de gens de la jeune génération qui n'avaient aucune culture de ces objets, mais aussi de nombreux nostalgiques qui ont gardé de bons souvenirs de l'époque où la vie était plus simple à vivre. 

Hamoudi FERHAT: quant à lui, a mis en relief tous les instruments de musique utilisés dans la tradition musicale andalouse. Il a mis à la disposition du public, des CD et des DVD de chouyoukhs qui ont fait les beaux jours de la musique classique andalouse, (DALI, BENACHOUR, BACHTARZI, Fadila DZIRIA, BENTOBAL, CHEKLEB, Raymond LYRIS, FERGANI, et tant d'autres)                                                

Son stand était enrichi par une exposition "photos" empruntée au théâtre régional de Constantine, qui retrace la vie et l'œuvre de nombreux maîtres du Malouf, ainsi que celles des associations de la région de Constantine

Monsieur DAIBOUNE de Tamalous a encore étonné son public par son savoir

Faire magnifique sur un matériau noble qu’est le bois.

Deux artistes peintres, Messieurs KHITER Omar et KHELILI Ahmed, très inspirés par Skikda et sa région, ont eu l'opportunité d'habiller les murs du théâtre de Skikda. 

Enfin, le comité d'organisation, avec l'aide de la Direction de la culture, a mis en exergue toute la littérature sur Skikda et sa région (poètes, écrivains, essayistes, nouvellistes, revues et magazines…etc.).Monsieur Ali BOUZOUALA a animé le stand.

EDITION PUBLICATIONS ET COMMUNICATION

A/EDITION ET PUBLICATIONS :

01) REVUE DU FESTIVAL :

Tirée à 1000 exemplaires, dans les deux langues (arabe et français) elle comporte tous les éléments d'information concernant le festival (troupes participantes, programme…) et a été mise à la disposition des participants et du grand public.

02) FASCICULE SUR LA MUSIQUE ANDALOUSE :

Tiré à 1000 exemplaires, également dans les deux langues (arabe et français) ce petit livret promotionnel, de vulgarisation de la musique classique algérienne, explique les bases fondamentales et les spécificités des trois grandes  écoles Tlemcen, Alger, Constantine. Le public et tous les participants se sont félicités de  cette louable initiative.

03) AFFICHE :

Tirée à 1000 exemplaires. 

04) BILLETS D'INVITATION :

2000 exemplaires.

05) DEPLIANT :

2000 exemplaires.

06) BADGES, DIPLOMES ET DISTINCTIONS : pour tous les participants

07) UN PANNEAU : géant (1,60m-3m) représentant le logo du festival

08) DEUX AUTRES PANNEAUX (1,60m-1,80m), l’un représentant le logo d’Alger capitale arabe de la culture,

L’autre, l’affiche du festival. 

NB/ Tout ce qui est édition et publication, a été confié à Monsieur Mohamed Nadji BESTANDJI, membre du commissariat et spécialiste dans le domaine.

 A été conçu également par : Monsieur Mohamed Nadji BESTANDJI.

02) SITE WEB :

Monsieur MELLIT Chawki, directeur d'une boite de communication privée, a conçu de façon gracieuse le Site du festival : www.maloufestival.org. 

03) BOITE ELECTRONIQUE DU FESTIVAL :

email : maloufestival@hotmail.com

Elle a été utilisée pendant et avant le festival.

04) SPOT PUBLICITAIRE :

Conçu par une boite privée, et diffusé gracieusement par l'E.N.T.V  (quatre fois) avant le début du festival. 

05) COUVERTURE MEDIATIQUE

La presse écrite, parlée et télévisuelle, était présente en force à Skikda et a suivi avec beaucoup d'intérêt tout le festival.

Trois jours avant le début, le commissaire du festival et le directeur de la culture de la wilaya de Skikda ont donné une conférence de presse par laquelle, ils ont tracé les grandes lignes de l'évènement.

Les correspondants de l'APS, Khabar, El Massa, El Hadath, El Acil, Annasr, Watan, journal de l'Est, les journalistes de la Radio Régionale de Skikda et de la chaîne III, ont couvert l'évènement.

Plus de vingt articles ont paru sur les différents journaux. Toute la presse a mis en exergue l'impact du festival sur le quotidien de Skikda,  sur la vie culturelle de la wilaya, le niveau de prestation des troupes étrangères et nationales ,et surtout le nombreux public qui a suivi tous les concerts et les activités annexes du festival.

E.N.T.V : forte d'une équipe de huit éléments, la télévision nationale a tout filmé, et a transmis des résumés du festival de façon régulière au journal télévisé de 20h.

Haut de page